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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 10:57
Le vendredi c'est le jour d'affluence sur mon blog, alors puisque que personne ne travail voila de quoi vous occuper. Deux  articles de Science. Le premier s'intitule "Eternal Sunshine of the Murine Mind". Sheena Josselyn et coll. de l'Université de Toronto travail sur un traitement qui permettrait d'oublier ces (très) mauvais souvenirs. Comment ça marche? La mémoire de nos peurs est située dans l'Amygdale latérale, dans cette region du cerveau les neurones produisent de haut niveau de CREB (cyclic adenosine monophosphate response element-binding protein) qui serait responsable de la mémorisation de nos peurs. Ils ont utilisé des souris génétiquement modifiées chez qui ils ont introduit un gène codant pour le récepteur à la toxine diphtérique (diphtheria toxin receptor ou DTR) ce gène est introduit de telle façon qu'il s'exprime en même temps que le gène des CREB. Donc en injectant aux souris la toxine diphtérique (DT) on peut tuer sélectivement les neurones produisant des CREB. Ils ont ensuite conditionné les souris avec un son suivi d'une décharge électrique... Après un peu d'entraînement les souris sont terrifiées lorsqu'elles entendent ce son. Après injection de DT les souris ont oublié leur peur et ne sont plus effrayées lors qu'elles entendent le son...
Intéressant de voir les progrès de la neurobiologie, mais on peut quand même douter du bien fondé de l'application. La peur est certes dangereuse, comme le dit maître Yoda "Fear is the path to the dark side" mais c'est aussi mécanisme naturel qui nous permet de nous protéger. Si on commence à bidouiller notre amygdale n'y a t-il pas un risque de devenir trop imprudent? Et que devient le courage si l'on n'a plus à surmonter sa peur?

Le deuxième article parle de chimie (enfin!). Biswajit Ghosh et Marek W. Urban (université du sud-Mississippi) ont  créé une peinture qui cicatrise au soleil... Ils sont partis d'un réseau polyuréthane (longues molécules attachées les unes aux autres) et y ont ajouté du chitosane (longue bio-molécule issue de la carapace de crevette, se prononce "kitosane") modifié avec une fonction oxetane (un cycle à 5 carbones). Lorsque la peinture est rayée les cycles oxetane s'ouvrent et deviennent réactif. Ensuite grâce aux UV (lumière du soleil) les molécules de chitosane sont découpées par l'oxygène de l'air, les nouvelles extrémités de chaînes ainsi crées vont réagir avec les cycles oxetanes ouverts ce qui permet de recréer le réseau de polymère (cf. photo).



Bon week-end à tous!

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Published by fab - dans Sciences
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commentaires

véronique 14/03/2009 10:43

La relation avec le nom de la publi sur la mémoire et le film "eternal sunshine of the Spotless mind" (avec Jim Carrey et Kate Winslet)est évidente. Comme je pense que la publi est sortie avant le film, je trouve ça extraordinaire qu'un film se soit inspiré d'une publication scientifique. A quand un film sur "Les interactions rotor stator en turbomachine : étude de l'effet potentiel remontant" Les gens comprendraient enfin ce que je fais