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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 11:40

L'audition de Laurent Blanc a lieu aujourd'hui et il devra s'expliquer devant deux commissions d'enquètes à propos de cette phrase :

 

«Je vois quelques centres de formation: on a l’impression qu’on forme vraiment le même prototype de joueurs: grands, costauds, puissants. (…) Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants? Les blacks.»

Laurent Blanc

 

Dans un article de Sébastien Chavigner sur LePost.fr, je suis tombé sur une phrase qui résume assez bien le discours que c'est malencontreusement ré-approrié Laurent Blanc.

 

«Les Africains ils sont costauds, ils ont cette priorité physique vers 12-13 ans, parce que ça vient de leurs gènes sûrement hein, bon ils sont déjà plus matures, plus mûrs au niveau physique, ils vont plus vite, ils dégagent davantage de puissance, bon…Je crois qu’en fait ils atteignent la puberté plus jeunes. Et puis y’a ceux qui sont plus vieux qu’ils ne le disent aussi, mais ça y’en a de moins en moins.»

Philippe, recruteur de jeunes joueurs au sein d’un grand club français

 

 

 

Parfois j'ai vraiment envie de f*** des baffes tellement les gens disent de la m*** pour justifier des préjugés racistes avec des contres-vérité scientifiques.

 

NON la biologie n'a pas démontré ça vient sûrement de leurs gènes! Tout d'abord, pas besoin d'avoir une thèse en biologie pour savoir que les Africains et les Européens on le même génome car nous appartenons à la espèce d'homo sapiens sapiens. De plus, la biologie a réfuté toutes les tentatives de distinction entre sous-groupe d'homme (i.e. race) basé sur leur couleur de peau.

Les six raisons pour lesquels la race-biologique n'existe pas :

 

1- Le concept de race est fondé sur l'idée des types fixes, idéaux et immuables. Cette notion n'a pas changé depuis son invention par les anthropologues du XIXème siècles.  Une telle idée,  est  totalement incompatible avec la théorie évolutionniste.

 

2- Les variations génétiques de l'homme sont continues et ont tendance à varier progressivement. Il est donc impossible de désigner clairement ou commence l'une et ou se termine une autre.  

 

genetic-distance.jpeg

 

3- Les classifications raciale ne sont pas cohérentes. Les différents caractères phénotypiques varient de façon indépendantes  les uns des autres. Les classifications raciales varient, donc, par les traits utilisées dans la classification (groupe sanguin, couleur de peau, carence en lactase...)


"La notion de race est aussi profonde que l'épaisseur de la peau"

 

4- Les variations   génétique au sein d'un groupe sont  très supérieure aux variations entre les  groupes. Lewontin a constaté que les variations de groupe sanguin entre les races expliquent  statistiquement environ 6%  de la variation total (i.e. un pourcentage quasi-négligeable).

 

5- Il n'est pas possible de classifier avec uniformité des races. Les races sont impossible à définir de façon stable et universelle parce que la race, comme la biologie varie avec le lieu, le temps et les critères socio-économiques. Une étude des nourrissons qui sont morts dans leur première année a montré que 37% des nourrissons classées comme amérindiens sur leur acte de naissance ont été classés selon une autre race sur leur certificat de décès.

 

6- La définition de race n'a aucune rigueur scientifique. D'autres méthodes de classification comportent aussi des incohérences. Par exemple, les définitions de classe socio-économique varient considérablement. Bien que toujours imparfaite, ils commencer à fournir un aperçu des processus sous-jacent par lesquels les conditions sociales et économiques affectent les expériences vécues et/ou la santé. La notion de race est très différentes de ces méthodes de classification dans l'ampleur des interprétations possibles . Certaines personnes voient des différences raciales dans la maladie comme étant due à gènes, alors que d'autres voient les différences raciales comme les conséquences de l'expérience vécue (le racisme). De toute évidence, cette confusion a des conséquences graves pour les théories et la pratique : On ne peut pratiquer de prédiction scientifique  sur la base d'une notion aussi changeante et indéfinissable.

 

Conclusion


Les diversité biologique de l'homme ne doit pas être réduite à la race. Elle est trop complexe et ne correspondent pas à cette idée dépassée, incohérentes, grossière et inutile.

 

Les races existe pourtant. Plutôt que d'être fondée sur la biologie, il s'agit un processus social et politique qui donne un aperçu de la signification que nous donnons à certains phénotypes.


La racialisation et le racisme se produisent parce que, dans une culture racialisées, nous attribuons une signification à  couleur de la peau ainsi que d'autres variables phénotypiques. Et non parce que la biologie affectent le comportement, l'idéologie et les performances des personnes en fonction de leur couleur peau.

 

 

Why Genes Don’t Count (for Racial Differences in Health)
Alan H. Goodman, American Journal of Public Health

November 2000, Vol. 90, No. 11


Concernant les "gènes de prédisposition aux performances physiques", une revue récente en a comptabilisé 218 + 7 sur le chromosome Y (hérité du père) + 18 sur l'ADN mitochondriales (hérité de la mère). L'étude précise qu'il s'agit d'une liste non exhaustive et car un très grand nombre de gènes influencent de près ou de loin les performances physiques (le développement de quasiment tous les organes : coeur, poumons, muscles, artères, foie, système digestif, etc, la composition et la circulation sanguine, le métabolisme énergétique, le phénotypes des lipoprotéines,  les cellules adipeuses, le niveau d'hormones, tous les gènes de prédisposition à une maladie génétique, etc.). La probabilité pour que tous ces gènes soient conservés plusieurs siècles au sein d'un sous-groupe humain n'ayant que 6 % de conservation génétique est quasi-nulle...


Ça vient  pas de leur gène,  sûrement hein...


 

The Human Gene Map for Performance and Health-Related Fitness Phenotypes: The 2006-2007 Update

MOLLY BRAY, JAMES HAGBERG, LOUIS PÉRUSSE, TUOMO RANKINEN, STEPHEN ROTH, BERND WOLFARTH, CLAUDE BOUCHARD
MEDICINE & SCIENCE IN SPORTS & EXERCISE
January 2009 - Volume 41 - Issue 1 - pp 35-73

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Published by doc-fab - dans Sciences
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commentaires

Karine 09/05/2011 17:17


Sans parler de couleur de peau, de race, racisme ou autre, la supériorité physique des noirs existe, tout comme celle de l'homme vis-à-vis de la femme.


doc-fab 09/05/2011 17:51



Elle existe dans l'imaginaire collectif mais ça n'a jamais été éxpilicté scientifiquement en partie parce qu'on n'a pas assez de statistique éthnique fiable pour le demontrer. Aux USA par exemple
les afro-americains sont en moins bonne santé que les caucasiens (plus faible revennu, mauvaise allimentation, diabète/obesité, problème cardiaque). A l'échelle mondiale c'est aussi la même chose
la population africaine globablement n'en plus mauvaise santé part rapport aux occidentaux par exemple ce qui peut s'explique en comparant les PIB par habitant, mais ne permet pas de conculre sur
une éventuelle "superiorité physique". Ceal n'a JAMAIS été prouvé, et je considère donc cette idée comme une legende urbaine probablement issue du colonialisme et de esclavagisme... Les minorité
visible dans les clubs de foot ou de basket sont plus le resultats d'un biais raciste lors de leur séléction qu'une représentation fiable de la réalité.